Istikhârah ou présage par le Coran
La Prière de l’Istikhârah au tirage au sort
Si on se trouve dans une situation où il est difficile de prendre une décision ou d’entreprendre une action, on peut recourir à l’istikhârah, c’est-à-dire demander l’aide d’Allah pour nous guider. Une des manières de solliciter l’assistance divine consiste à prendre six morceaux de papier : sur 3 d’entre eux on écrit la formule :
“Bism-illâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm. Khîratun min-Allâh-il-‘Azîz-il-Hakîm li.... [5](Untel fils d’Untel) : If‘al”
(Au Nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux. Le meilleur choix de la part d’Allah, le Puissant, le Sage pour...(Untel fils d’Untel)[6] : Fais-le), et on écrit dans les trois autres papiers :
“Bism-illâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm. Khîratun min-Allâh-il-‘Azîz-il-Hakîm li.... (pour Untel fils d’Untel) : Lâ taf‘al”
(Au Nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux. Le meilleur choix de la part d’Allah, le Puissant, le Sage pour...(Untel fils d’Untel) : Ne le fais pas).
Puis, on plie les six papiers, on les dépose sous la natte de la prière et on accomplit deux rak‘ah de prière. Tout de suite après on fait une prosternation dans laquelle on récite cent fois : “Astakhîr-ullâha bi-Rahmatihi khîratan fî ‘âfiyah”[7] (Je demande à Allah de choisir pour moi, par Sa Miséricorde le meilleur choix qui me préserve de tout mal). Puis on redresse le buste pour rester assis et on récite la formule :
“Allâhumma khir lî fî jamî‘ umûrî, fî yusrin minka wa ‘âfiyah[8]
(O mon Dieu! Choisis pour moi dans toutes mes affaires afin que Ton choix me mette à l’abri des difficultés et me préserve de tout mal).
Après quoi on mélange bien les morceaux de papier pliés et on en ramasse trois un par un. Si les trois premiers papiers ramassés portent tous la mention “fais-le”, cela signifie qu’il faut faire l’action pour laquelle on a sollicité l’aide d’Allah, et si tous les trois portent la mention “ne le fais pas”, on doit s’en abstenir. Mais si le premier papier tiré a la mention “fais-le”, le second “ne le fais pas”, on doit en tirer encore trois un par un. Si sur les cinq papiers tirés trois portent la mention “fais-le” et deux “ne le fais pas”, il faut accomplir l’action concernée, dans le cas contraire il faut s’en abstenir.
Il est à noter que “istikhârah” signifie la demande du bien. Lorsqu’on veut faire quelque chose on demande à Allah de nous guider dans notre choix. Selon le Hadith, on sollicite la guidance d’Allah dans de telles situations lors de la dernière sajdah (prosternation) de la Prière surérogatoire de la Nuit (Salât-ul-layl) en récitant cent fois : “Astakhîr-ullâha bi-Rahmatihi” (Je sollicite la guidance d’Allah, par Sa Miséricorde, pour faire le bon choix). De même il est recommandé de faire l’istikhârah lors de la dernière sajdah de la prière surérogatoire du matin, ainsi que dans chacune des rak‘ah des prières surérogatoires de midi[9].
D’autres méthodes de faire l’Istikhârah
■ Selon des Récits, l’Imam al-Mahdi (‘aj) faisait l’istikhârah par le chapelet. Cette méthode consiste à réciter d’abord, trois fois “Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammad” et à fixer ensuite une partie quelconque du chapelet avec une main et une autre avec l’autre main, puis à dévider deux par deux les grains compris entre les deux mains. Si à la fin il reste un grain, le résulta est bon (cela signifie qu’il faut accomplir l’action pour laquelle on a sollicité l’aide d’Allah) et s’il en reste deux, le résultat est mauvais (il faut s’abstenir de l’action projetée).
Il y a une autre variante de cette méthode. Elle consiste à réciter tout d’abord une sourate quelconque du Coran suivi d’une invocation quelconque, puis à poser la main à un endroit du chapelet et à en dévider les grains à partir de cet endroit huit par huit. Si à la fin il reste un grain, le résultat est considéré comme bon en général.
نیست شو تا هستیت از پی رسد